Des HLM à l'ex-prison Saint-Michel, ça avance

Publié le par La Dépêche du Midi

Des HLM à l'ex-prison Saint-Michel, ça avance

Des HLM à l'ex-prison Saint-Michel, ça avance

La Dépêche du Midi le 06/09/2012

La structure en étoile que la Ville s'est engagée à conserver laisse un peu d'espace notamment à l'arrière du bâtiment. Le castel et la cour d'honneur devraient abriter un lieu de mémoire./Photo DDM-archives Michel Viala

L'ex-prison fait partie des 930 parcelles que l'état est prêt à céder à bas prix voire gratis si du logement social y est construit. Reste à trouver où, si l'on garde la structure en étoile de l'édifice.

Les murs d'enceinte de brique rouge, de triste mémoire, vont-ils céder la place à des logements sociaux ? Le dossier de l'ex-prison Saint-Michel, bloqué depuis des mois suite au bras de fer entre l'état et la Ville, qui n'arrivaient pas à s'entendre sur le prix de cession pourrait enfin trouver une issue.

La parcelle, située au 18 et 18 bis de la grande rue Saint-Michel, face à la station de métro Saint-Michel-Marcel Langer, dans un quartier où la pression immobilière est forte, figure sur la liste, publiée hier par le ministère du Logement, des 930 parcelles que l'état s'engage à céder à prix réduit, voire à donner, à condition que du logement social y soit construit (lire ci-contre et en page Grand Sud).

Voilà qui bouleverse la donne dans ce dossier compliqué. La Ville souhaitait récupérer l'édifice pour en faire un équipement culturel. On avait aussi évoqué la venue possible de l'école supérieure de commerce dans ces locaux historiques.

Le conseil municipal unanime avait voté une délibération demandant la conservation de l'édifice ayant notamment abrité durant l'Occupation des résistants célèbres, dont Marcel Langer, qui y fut exécuté.

L'état réclamait 11 M€ à la Ville pour lui céder l'ancienne prison, définitivement fermée en 2009 (elle avait abrité un temps les détenus en semi-liberté). La municipalité s'en tenait aux 750 000 € d'une première estimation. Le conseil général revendiquait la propriété du bâtiment construit initialement par le Département.

Devant les menaces de destruction d'un édifice dont les défenseurs (parmi lesquels les associations d'anciens combattants et le comité de quartier) soulignent l'intérêt patrimonial et historique, une partie avait été inscrite à l'inventaire des monuments historiques (le castelet et la cour d'honneur situés à l'entrée). Une pétition avait recueilli des milliers de signatures dont celles de nombreuses personnalités pour la conservation de l'étoile à cinq branches, typique de cette architecture.

Si cette structure devait être conservée, tout comme la partie classée, destinée à abriter un lieu de mémoire, les HLM pourraient être construits autour, dans l'espace disponible à l'arrière de la parcelle. Un aménagement des anciennes cellules en logements sera-t-il envisagé ? Ou bien l'étoile abritera-t-elle un équipement public ? à suivre.

14 parcelles dans la région

L'ancienne prison Saint-Michel fait partie de 14 parcelles cessibles par l'état pour y construire du logement social dans la région Midi-Pyrénées. à Toulouse, figurent aussi sur la liste officielle un ancien terrain militaire à la Salade, avenue de Fronton, près de l'école Lucie-Aubrac (30 000 m2), une ex-halle de la SNCF (17 000 m2), un terrain de 11 875 m2 appartenant à l'Éducation nationale sur le campus de l'Arsenal, boulevard Duportal, et deux petites emprises place des Hauts-Murats, derrière le Palais de Justice, près de l'église du Gésu (1 821 m2) appartenant au ministère de l'Enseignement supérieur, et 29, allée Maurice-Sarraut à Saint-Cyprien (565 m2-SNCF). Un terrain SNCF sur la cour de marchandises de la gare de Bagnères-de-Luchon (15 549 m2) et un autre boulevard de la Gare à Carbonne (3 000 m2) sont aussi cessibles, de même que l'ex-caserne d'Espagne d'Auch (où avaient lieu les 3 jours), l'ex-arsenal de Montauban, le champ de manœuvres de Montbeton et diverses parcelles dans la région.

Le chiffre : 19 400

mètres carrés > superficie de la parcelle. L'ex prison Saint-Michel, que l'état (ministère de la Justice) s'engage à céder à prix réduit voire gratis à condition d'y construire du logement social, occupe une parcelle de 19 400 m2 de superficie en face du métro.

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